Où est passée la « voix morale » de la religion ? La troisième vague du marché et la montée de l’idéologie néolibérale
Cet article analyse l’opposition d’ordre moral que les religions ont formulée à l’encontre des trois vagues de « marchandisation » qui ont secoué le monde anglo-américain depuis la moitié du xviiie siècle. Chacune de ces vagues a augmenté les inégalités sociales, détruit les droits des travailleurs...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2017
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article analyse l’opposition d’ordre moral que les religions ont formulée à l’encontre des trois vagues de « marchandisation » qui ont secoué le monde anglo-américain depuis la moitié du xviiie siècle. Chacune de ces vagues a augmenté les inégalités sociales, détruit les droits des travailleurs et amené, d’une manière ou d’une autre, à la crise économique. Les deux premières vagues ont également engendré un ensemble important de critiques religieuses, ce qui n’a pas été le cas de la troisième. Cet article explique ce silence à partir de cinq théories sociologiques contemporaines sur la religion : la sécularisation, la résurgence conservatrice, l’individualisation, la localisation et les théories économiques du religieux. Non seulement les tendances que ces théories décrivent équivalent à une diminution de la capacité des religions à formuler une critique sociale durable, mais ces discours sociologiques eux-mêmes tendent à réduire l’impact des positions morales des religions. |
|---|