Le destin de l’institution dans les sciences sociales
L’interrogation sur les concepts qui pourraient servir à l’unification des sciences sociales, spécialement entre la sociologie et l’économie, ne peut manquer de rencontrer la notion d’institution. Si l’on en croit aussi bien Durkheim que Mauss, l’institution est le fait social premier. Cette définit...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2016
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’interrogation sur les concepts qui pourraient servir à l’unification des sciences sociales, spécialement entre la sociologie et l’économie, ne peut manquer de rencontrer la notion d’institution. Si l’on en croit aussi bien Durkheim que Mauss, l’institution est le fait social premier. Cette définition de la sociologie comme « science de l’institution » n’a pas eu la postérité espérée. Peut-être tendait-elle trop à restreindre l’institution à l’institué, ce qui a favorisé une sociologie de la conformité. On constate surtout, dans la seconde moitié du xxe siècle, un chiasme entre une critique des institutions, du côté de la sociologie, et le recours fréquent et divers à la notion d’institution, du côté de l’économie. L’unité de la science sociale suppose de remettre au centre de l’analyse l’institution comme création historique dans tous les domaines de l’activité collective. |
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