De l’objet à la relation : une révolution copernicienne

La physique, la sociologie de l’art, l’anthropologie et l’économie convergent sur ce qu’on peut nommer, à la suite de Kuhn, un « changement de paradigme » : c’est la relation qui fait l’objet, et non pas l’objet qui fait la relation. Avec Norbert Elias, la « relation » n’est pas réductible à l’« int...

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Autore principale: Heinich, Nathalie
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2016
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La physique, la sociologie de l’art, l’anthropologie et l’économie convergent sur ce qu’on peut nommer, à la suite de Kuhn, un « changement de paradigme » : c’est la relation qui fait l’objet, et non pas l’objet qui fait la relation. Avec Norbert Elias, la « relation » n’est pas réductible à l’« interaction » chère à une certaine sociologie américaine, mais s’étend plus radicalement à l’« interdépendance », en vertu de quoi l’on n’a pas affaire à des objets préexistants qui seraient liés entre eux par des relations mais à des objets qui se constituent dans et par la relation : exactement comme le don selon Marcel Mauss, où l’objet n’est que le prétexte à l’entretien du lien que permet l’acte de donner, recevoir et rendre.