Platon et Aristote ou les pouvoirs politiques de la monnaie

À travers un examen détaillé de textes de Platon et Aristote, cet article expose et discute les effets que, selon ces philosophes, la monnaie peut produire dans et sur la cité. À leurs yeux, la monnaie n’a pas pour seule fonction d’acquitter le prix des choses mais, à travers lui, de faire circuler...

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Auteur principal: Helmer, Étienne
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2015
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:À travers un examen détaillé de textes de Platon et Aristote, cet article expose et discute les effets que, selon ces philosophes, la monnaie peut produire dans et sur la cité. À leurs yeux, la monnaie n’a pas pour seule fonction d’acquitter le prix des choses mais, à travers lui, de faire circuler la justice et la concorde dans toute la cité. Platon y voit un facteur de proportion propice à l’amitié civique, et Aristote en fait l’instrument de mesure rendant possible cette réciprocité par laquelle une communauté politique se conserve. Ce faisant, la monnaie porte néanmoins aussi avec elle le risque de l’injustice qui, sous la forme du prix démesuré, nuit à la concorde et à la réciprocité. Platon et Aristote montrent ainsi à quelles conditions l’échange marchand monétarisé peut servir un but politique légitime, dont la monnaie est à la fois le symbole et l’instrument.