Dogville de Lars von Trier, ou la parabole du don
Dogville, fable cinématographique tournée par Lars von Trier dans un décor minimaliste, met en scène la façon dont une belle fugitive trouve refuge dans un village perdu au fin fond des Rocheuses, en pleine crise des années 1930. Sur quelle base les habitants vont-ils accepter de lui donner asile ?...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2015
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dogville, fable cinématographique tournée par Lars von Trier dans un décor minimaliste, met en scène la façon dont une belle fugitive trouve refuge dans un village perdu au fin fond des Rocheuses, en pleine crise des années 1930. Sur quelle base les habitants vont-ils accepter de lui donner asile ? Que pourra-t-elle donner en échange ? Le film illustre la difficile condition du don à l’ère d’une rationalité qui juge le contrat beaucoup plus moderne : il faudrait calculer des valeurs commensurables pour régler les échanges, il y aurait là un gage de justice et de paix. Que nous devons-nous les uns aux autres ? La question résume Dogville ; c’est pourquoi on propose ici d’en faire une parabole du don tel que conceptualisé par Mauss dans l’Essai sur le don. Le film met en scène le désastre d’une humanité qui ne se sent plus obligée. À l’heure où notre société se perd en tergiversations et calculs indignes sur l’accueil des migrants, on peut voir dans Dogville une illustration des terribles conséquences de la logique faussement rationnelle du donnant-donnant. |
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