Petit pas de côté

Les principaux auteurs abordent le jeu essentiellement à partir de sa dimension agonistique, dans son rôle de compétition distinguant vainqueurs et vaincus. Ils voient le jeu en game et négligent le play au sens de « représentation » (étymologiquement « saut, danse ») alors que l’anglais utilise l...

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Auteur principal: Hamayon, Roberte H.
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2015
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Les principaux auteurs abordent le jeu essentiellement à partir de sa dimension agonistique, dans son rôle de compétition distinguant vainqueurs et vaincus. Ils voient le jeu en game et négligent le play au sens de « représentation » (étymologiquement « saut, danse ») alors que l’anglais utilise le verbe play dans les deux cas. Seul parmi les auteurs classiques, Roger Caillois semble échapper à ce « syndrome de l’ agôn ». Il fait une place au play mais le dévalorise et le montre reculant au fil de l’histoire face au couple dominateur que la compétition forme avec le hasard. Ce recul reflète l’influence des pouvoirs centralisateurs. La ritualisation du sport illustre la persistance de la dimension représentationnelle. La connotation de virilité liée à la compétition éclaire l’usage de la terminologie du virtuel en rapport avec le jeu.