Le consumérisme comme simulacre du don. Relire Baudrillard après quarante-quatre ans
Toute l’œuvre de Jean Baudrillard tourne autour du désenchantement mélancolique de la modernité. Or on trouve déjà, dans La Société de consommation, l’un des tout premiers livres de l’auteur, tous les éléments du « style » Baudrillard : non seulement dans la qualité exceptionnelle de l’écriture ma...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2014
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Toute l’œuvre de Jean Baudrillard tourne autour du désenchantement mélancolique de la modernité. Or on trouve déjà, dans La Société de consommation, l’un des tout premiers livres de l’auteur, tous les éléments du « style » Baudrillard : non seulement dans la qualité exceptionnelle de l’écriture mais aussi dans cette étrange fascination pour cela même qui est dénoncé et qui laisse le lecteur perplexe sur le message délivré. Certes, si notre auteur explore si minutieusement la fête consumériste, ce n’est pas pour la célébrer mais bien pour en dénoncer l’imposture et faire ressortir l’envers du décor. Toutefois, on reste dans une suspension incertaine du jugement et une absence de perspective politique. La fête consumériste est un décor ou un simulacre mais elle est bien réelle en tant que telle, ni plus ni moins que son envers. Il ne sert donc à rien de résister à un inéluctable dont la victime est aussi complice. |
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