Le sens de la nation. Marcel Mauss et le projet inachevé des modernes
Source d’un malaise profond, en raison d’une histoire qui l’a vue se confondre avec le nationalisme, la nation ne fait plus l’objet d’une réflexion approfondie en philosophie politique, laquelle cherche au contraire à s’en passer en pensant les conditions d’une démocratie postnationale. Contre cet...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2014
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Source d’un malaise profond, en raison d’une histoire qui l’a vue se confondre avec le nationalisme, la nation ne fait plus l’objet d’une réflexion approfondie en philosophie politique, laquelle cherche au contraire à s’en passer en pensant les conditions d’une démocratie postnationale. Contre cette tendance, cet article revient sur l’essai de Marcel Mauss, La Nation, pour souligner à quel point la sociologie permet de repenser le sens de la nation et de dégager la voie d’une autre politique des modernes. Celle-ci vise à étendre aux relations entre nations et classes le « sens du social » que la nation développe en son sein en élaborant, par l’éducation et la loi, la culture politique propre à une société démocratique. Par là, c’est le cadre sociologique général de la pensée de Mauss qui s’éclaire comme le fondement d’un engagement reposant sur le primat accordé à l’analyse du développement sociohistorique, horizon où il convient d’inscrire les autres travaux anthropologiques du neveu de Durkheim.
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