Ne pas revenir
Tout, ici, rappelle qu’on ne domine pas la nature, il faut s’en faire accepter et croire à ce qu’elle peut vous donner en retour, les paysans sceptiques savaient cela d’instinct. Elle nous trahit, nous vole, elle fait défaut et semble reprendre ce qu’elle avait donné : l’hiver est long et dur, et l...
Guardado en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2013
|
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Tout, ici, rappelle qu’on ne domine pas la nature, il faut s’en faire accepter et croire à ce qu’elle peut vous donner en retour, les paysans sceptiques savaient cela d’instinct. Elle nous trahit, nous vole, elle fait défaut et semble reprendre ce qu’elle avait donné : l’hiver est long et dur, et lorsque les premiers froids tombent sur les sapinières, que les vallées sombrent dans l’oubli et la brume, chacun sait qu’il faut rentrer, qu’il y a dans la vie cette part de menace et qu’en avoir peur n’est pas une faiblesse. La maladie, les crues, la neige et l’orage font partie d’un destin commun partagé avec les bêtes, je veux dire toutes les espèces qui luttent interminablement les unes contre les autres. Mais ce qui nous est donné en échange, c’est la beauté, la puissance symphonique de cette énergie qui monte de la terre. |
|---|