Une dette écologique ?
Parler de dette écologique pourrait sembler aller de soi. C’est pourtant un chemin parsemé d’embûches. Dans le monde libéral, la dette écologique est en effet conçue sous la forme d’une dette monétaire, contractuelle, venant compenser les dégradations écologiques et, en quelque sorte, rembourser c...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2013
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Parler de dette écologique pourrait sembler aller de soi. C’est pourtant un chemin parsemé d’embûches. Dans le monde libéral, la dette écologique est en effet conçue sous la forme d’une dette monétaire, contractuelle, venant compenser les dégradations écologiques et, en quelque sorte, rembourser cash les emprunts aux écosystèmes. Nous la considérons au contraire comme le symbole d’une forme de solidarité et de réciprocité entre les humains d’une part, entre les humains et la Terre d’autre part, qui ne peut ni s’éteindre ni être compensée. En ce sens, elle contient des questions d’ordre éthique et politique qu’il s’agit de lui restituer. À la manière de Marcel Mauss, qui considérait la dette comme le roc des sociétés, la dette écologique pourrait être le point d’appui pour des sociétés durables et vivables. Ainsi épurée de ses connotations techno-économistes, elle rend compte d’une habitation raisonnable et sensible du monde. |
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