Les hôpitaux en quête de rentabilité : à quel prix ?
L’ère scientifique de la médecine, communément appelée « médecine fondée sur les preuves », a permis de définir des normes et procédures. Elle a produit les concepts de « médecine industrielle » et de « médecin ingénieur » qui ont servi à justifier l’application systématique du management d’entrepr...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2013
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’ère scientifique de la médecine, communément appelée « médecine fondée sur les preuves », a permis de définir des normes et procédures. Elle a produit les concepts de « médecine industrielle » et de « médecin ingénieur » qui ont servi à justifier l’application systématique du management d’entreprise à l’hôpital et la généralisation du paiement à l’activité (T2A). Le « business plan » a remplacé la planification sanitaire, la recherche de l’augmentation de l’activité l’impératif éthique du « juste soin », la quête de rentabilité le devoir du « juste coût », les structures de gestion (pôles) les structures de soins (services), la concurrence la complémentarité. La notion de « part de marché » s’est substituée à celle de « besoins ». Cette politique, à peu près adaptée aux gestes techniques simples programmés, s’est fracassée sur la réalité de la médecine, en particulier pour la prise en charge des urgences, des pathologies graves ou complexes et des maladies chroniques, notamment chez les personnes très âgées ou en situation de précarité. La définition d’une politique alternative prenant en compte la pluralité de l’exercice médical ne devra pas s’arrêter au rétablissement dans les textes du service public hospitalier. Elle devra réviser les modes de financement, à l’hôpital comme en ville, condition nécessaire pour une réelle coopération. |
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