Dette et (in) dépendance des femmes dans un contexte migratoire
Les études généralement produites sur le phénomène de la « traite » des êtres humains donnent les femmes soit pour entières victimes, soit, inversement, pour totalement autonomes. À partir de documents ethnographiques portant sur des contextes différents de migration féminine, cet article se propos...
Enregistré dans:
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2012
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les études généralement produites sur le phénomène de la « traite » des êtres humains donnent les femmes soit pour entières victimes, soit, inversement, pour totalement autonomes. À partir de documents ethnographiques portant sur des contextes différents de migration féminine, cet article se propose de dégager la question de la dette à laquelle sont liées les femmes étrangères victimes de trafic ou de traite qui se livrent à la prostitution. Cette dette financière mais aussi symbolique détermine une forme de servitude et/ou de dépendance dont il leur est difficile de se défaire. Notre objet est ici de comprendre comment une minorité d’entre ces femmes (ré) agissent contre un prix à payer qu’elles jugent inique et apparenté à un abus de droit qui atteint leur volonté de circuler librement hors des frontières, si ce n’est hors de leur groupe social d’appartenance. |
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