Quel projet politique contre la domination bureaucratique ? Castoriadis et Lefort à Socialisme ou Barbarie (1949-1958)
Avoir cherché à penser la démocratie en tant qu’expérience, et non comme une réalité sociologique dont il faudrait dresser la typologie ou comme une forme institutionnelle qui constituerait l’un des objets privilégiés de la philosophie politique, est sans conteste le principal apport de Claude Lefo...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2011
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Avoir cherché à penser la démocratie en tant qu’expérience, et non comme une réalité sociologique dont il faudrait dresser la typologie ou comme une forme institutionnelle qui constituerait l’un des objets privilégiés de la philosophie politique, est sans conteste le principal apport de Claude Lefort et de Cornelius Castoriadis à la pensée politique critique contemporaine. Cette expérience démocratique, Lefort et Castoriadis ne l’ont certes pas pensée de la même manière, et c’est à l’analyse de ces divergences, durant la période de Socialisme ou Barbarie, que cet article entend réfléchir. La finalité d’un mouvement antibureaucratique porté par la classe ouvrière devait s’entendre, d’après Lefort, au sens d’une lutte permanente menée contre la domination bureaucratique sans que cette contestation soit subordonnée aux objectifs d’une prise de pouvoir sous la direction d’un parti révolutionnaire. Pour Castoriadis, au contraire, l’objectif légitime d’un mouvement prolétarien ne devait pas être simplement la résistance aux nouvelles formes de domination et d’exploitation dans le cadre du capitalisme bureaucratique, mais plus largement l’exercice du pouvoir sous la forme d’une démocratie directe redéfinie comme autogestion ouvrière de la société. |
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