La littérature et le bien

Prenant le contre-pied de Bataille et de sa Littérature et le mal, cet article discute l’idée selon laquelle on ne ferait pas de bonne littérature avec de bons sentiments et que ces derniers, dans leur simplicité (ou leur simplisme), ne pourraient guère alimenter l’imagination du romancier. En est...

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Auteur principal: Terestchenko, Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2011
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Prenant le contre-pied de Bataille et de sa Littérature et le mal, cet article discute l’idée selon laquelle on ne ferait pas de bonne littérature avec de bons sentiments et que ces derniers, dans leur simplicité (ou leur simplisme), ne pourraient guère alimenter l’imagination du romancier. En est-on si certain ? Il semble au contraire que des écrivains de premier plan, comme Ludmila Oulitskaia (qui a reçu en 2011 le prix Simone de Beauvoir), ou Romain Gary, avec son Angoisse du roi Salomon, ont beaucoup à nous apprendre sur la richesse et les formes diverses de la bonté humaine. Et que si les personnages expriment la bonté, cela ne change pas la nature du regard que les écrivains peuvent eux-mêmes porter sur le monde, tour à tour amer, sceptique, féroce, ou froidement objectif et clinique ou, au contraire, empli de sympathie et de compassion.