L'apport d'André Gorz au débat sur le capitalisme cognitif

Ce texte dégage l’apport spécifique d’André Gorz (1923-2007) à l’analyse des mutations récentes du capitalisme au cours de la période postfordiste par l’analyse de ses rapports avec les collaborateurs de la revue Multitudes, avec une référence particulière à Yann Moulier-Boutang et Antonio Negri....

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المؤلف الرئيسي: Gollain, Françoise
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2010
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id cairn-RDM_035_0541
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spelling cairn-RDM_035_0541RDMRevue du MAUSS https://shs.cairn.info/revue-du-mauss-2010-1-page-541?lang=fr https://doi.org/10.3917/rdm.035.0541 L'apport d'André Gorz au débat sur le capitalisme cognitif Gollain, Françoise2010 fre Revue du MAUSS | 35 | 1 | 2010-06-17 | p. 541-558 | 1247-4819 RDM_03584 Ce texte dégage l’apport spécifique d’André Gorz (1923-2007) à l’analyse des mutations récentes du capitalisme au cours de la période postfordiste par l’analyse de ses rapports avec les collaborateurs de la revue Multitudes, avec une référence particulière à Yann Moulier-Boutang et Antonio Negri. Sont mises en évidence des différences théoriques et politiques significatives manifestées par trois trames critiques qui portent, respectivement, sur la mobilisation des courants structuralistes et systémistes, le statut accordé à la subjectivité dans l’héritage opéraïste, et l’objectif assigné au revenu garanti par certains membres de Multitudes. Cette dernière revendication constitua en revanche pour Gorz l’instrument d’une radicalisation de sa critique de la centralité du travail-emploi et de l’économicisme imprégnant les traditions ouvrière et marxiste. Il considérait que traiter la « connaissance », fruit de la diversité des activités humaines les plus communes, comme un capital et un moyen de production revenait purement à étendre le paradigme de la production et de l’accumulation comme fins en soi. This text outlines the specific contribution by French existentialist philosopher and Green thinker, André Gorz (1923-2007), to the analysis of the most recent transformations of capitalism in the Post-fordist era, by examining his relationship with regular contributors to the French journal Multitudes, with a particular focus on French economist Yann Moulier-Boutang and Italian philosopher Antonio Negri. Attention is (however) also drawn to significant theoretical and political differences between the two sides, which are expressed through three critical threads ; namely, a questioning of Structuralism and Systems theory, of the status of the thinking and living Subject in their writing, as well as a disagreement about the objectives of the called-for universal guaranteed income. The latter of these three issues provided Gorz with the opportunity to radicalise his life-long critique of waged-labour and of economic reductionism. He held the belief that treating “knowledge”, which results from the most common daily human activities, as a capital and a means of production amounts to no less than extending further the paradigms of production and accumulation for their own sake.Cairn free access
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description Ce texte dégage l’apport spécifique d’André Gorz (1923-2007) à l’analyse des mutations récentes du capitalisme au cours de la période postfordiste par l’analyse de ses rapports avec les collaborateurs de la revue Multitudes, avec une référence particulière à Yann Moulier-Boutang et Antonio Negri. Sont mises en évidence des différences théoriques et politiques significatives manifestées par trois trames critiques qui portent, respectivement, sur la mobilisation des courants structuralistes et systémistes, le statut accordé à la subjectivité dans l’héritage opéraïste, et l’objectif assigné au revenu garanti par certains membres de Multitudes. Cette dernière revendication constitua en revanche pour Gorz l’instrument d’une radicalisation de sa critique de la centralité du travail-emploi et de l’économicisme imprégnant les traditions ouvrière et marxiste. Il considérait que traiter la « connaissance », fruit de la diversité des activités humaines les plus communes, comme un capital et un moyen de production revenait purement à étendre le paradigme de la production et de l’accumulation comme fins en soi.
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