L'apport d'André Gorz au débat sur le capitalisme cognitif
Ce texte dégage l’apport spécifique d’André Gorz (1923-2007) à l’analyse des mutations récentes du capitalisme au cours de la période postfordiste par l’analyse de ses rapports avec les collaborateurs de la revue Multitudes, avec une référence particulière à Yann Moulier-Boutang et Antonio Negri....
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2010
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Ce texte dégage l’apport spécifique d’André Gorz (1923-2007) à l’analyse des mutations récentes du capitalisme au cours de la période postfordiste par l’analyse de ses rapports avec les collaborateurs de la revue Multitudes, avec une référence particulière à Yann Moulier-Boutang et Antonio Negri. Sont mises en évidence des différences théoriques et politiques significatives manifestées par trois trames critiques qui portent, respectivement, sur la mobilisation des courants structuralistes et systémistes, le statut accordé à la subjectivité dans l’héritage opéraïste, et l’objectif assigné au revenu garanti par certains membres de Multitudes. Cette dernière revendication constitua en revanche pour Gorz l’instrument d’une radicalisation de sa critique de la centralité du travail-emploi et de l’économicisme imprégnant les traditions ouvrière et marxiste. Il considérait que traiter la « connaissance », fruit de la diversité des activités humaines les plus communes, comme un capital et un moyen de production revenait purement à étendre le paradigme de la production et de l’accumulation comme fins en soi. |
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