La querelle sur le pur amour au XVIIe siècle entre Fénelon et Bossuet
La querelle sur l’amour de Dieu qui traversa le XVIIe siècle, et qui culmina avec la publication en 1697 de l’ouvrage de Fénelon, Explication des maximes des saints sur la vie intérieure, ne mérite pas d’être mieux connue pour des raisons de simple érudition historique, et ce n’est pas simplement...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La querelle sur l’amour de Dieu qui traversa le XVIIe siècle, et qui culmina
avec la publication en 1697 de l’ouvrage de Fénelon, Explication des maximes des saints sur la vie intérieure, ne mérite pas d’être mieux connue pour
des raisons de simple érudition historique, et ce n’est pas simplement les
théologiens ou les philosophes qu’elle concerne. Saisie dans son épure théorique et décantée de ses aspects mystiques, la systématisation que Fénelon
donne à des thèses qu’il formalise plus qu’il n’invente constitue le premier
et peut-être l’unique moment de l’élaboration extrêmement construite des
schèmes a priori d’une pensée du désintéressement radical. Deux idées sont
au centre de cette doctrine de l’amour pur : le renoncement (au bonheur)
et l’abandon total de soi à l’autre (en l’occurrence à Dieu), autrement dit le
sacrifice et l’anéantissement de soi.
Cette élaboration, qui fit l’objet de très vives critiques – de la part de Bossuet
en particulier – doit être rapportée à la doctrine de la prédestination gratuite
du petit nombre dont Fénelon est un des seuls à assumer les conséquences
profondément désespérantes. |
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