L'amour de l'humanité comme irréligion de l'avenir

Quelle pourrait être une morale émancipée de la religion et de la métaphysique, une morale sans obligation ni sanction ? Cette question fondamentale, au cœur de l’œuvre du philosophe français Jean-Marie Guyau, est ici abordée à travers une sévère critique de l’amour de soi et un plaidoyer vitalis...

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Auteur principal: Guyau, Jean-Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2008
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Quelle pourrait être une morale émancipée de la religion et de la métaphysique, une morale sans obligation ni sanction ? Cette question fondamentale, au cœur de l’œuvre du philosophe français Jean-Marie Guyau, est ici abordée à travers une sévère critique de l’amour de soi et un plaidoyer vitaliste pour l’enthousiasme. Si personne ne saurait vivre seulement pour lui-même, n’est-ce pas en raison de ce sentiment de fécondité inhérent à tout être, de ce besoin de donner et de développer la vie, de fonder quelque chose ? Si tel est le cas, l’amour des autres constitue bien l’un des moyens de mêler un peu de notre être et de notre vie à celle de l’humanité, de faire circuler au sein de la société quelque chose de nous, la générosité, à la différence de l’égoïsme, ne réalisant rien d’autre que l’élargissement constant de notre moi.