Anna O. : de la cure psychanalytique au don de soi

Le destin singulier d’Anna O., premier cas clinique étudié par Freud, est intéressant à plusieurs titres. Car non seulement il questionne les fondements de la psychanalyse, mais il offre une véritable perspective de recherche sous l’angle du don. Contrairement aux affirmations de J. Breuer et de...

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Auteur principal: Bourgeon, Dominique
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2008
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le destin singulier d’Anna O., premier cas clinique étudié par Freud, est intéressant à plusieurs titres. Car non seulement il questionne les fondements de la psychanalyse, mais il offre une véritable perspective de recherche sous l’angle du don. Contrairement aux affirmations de J. Breuer et de Freud, Anna O. ne guérit pas de son syndrome hystérique par la cure psychanalytique. Le traitement, suggéré par la patiente elle-même, est en fait un échec. Plusieurs séjours en sanatorium succéderont à la prise en charge de Breuer. En fait, seule une longue pratique du soin et du don de soi permettra à cette patiente d’échapper à sa maladie mentale. L’exercice du don se révèle ainsi salvateur. Car, nous le savons maintenant, Anna O. est en réalité la première assistante sociale allemande, une pionnière du mouvement féministe et une fondatrice d’orphelinat. En bref, Anna O. se nomme Bertha Pappenheim, une bienfaitrice militante à qui l’Allemagne rendra hommage à travers l’émission d’un timbre-poste en 1954.