La globalisation, point aveugle de la pensée de Lefort

Claude Lefort s’est refusé à reconnaître dans le processus de globalisation qui s’est emballé à la fin du XXe siècle un basculement historique ayant l’importance qu’il a largement manifestée depuis. En le réduisant à un discours libéral, il s’est aveuglé sur ce changement d’horizon impulsé par l’ac...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রধান লেখক: Pasquier, Sylvain
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: 2026
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বিবরন
সংক্ষিপ্ত:Claude Lefort s’est refusé à reconnaître dans le processus de globalisation qui s’est emballé à la fin du XXe siècle un basculement historique ayant l’importance qu’il a largement manifestée depuis. En le réduisant à un discours libéral, il s’est aveuglé sur ce changement d’horizon impulsé par l’accélération néolibérale de la mondialisation économique sur fond duquel la réalité contemporaine s’établit et doit désormais faire sens. Une chair du social global, au sens de Merleau-Ponty, a émergé d’une sensibilité commune aux événements du monde et se traduit par une réflexivité inhérente à une situation de face-à-face généralisé. Dès lors, la démocratie globale apparaît difficilement pensable dans les termes de Lefort qui ne peut la concevoir que dans le cadre de la modernité et à partir du pôle symbolique que constitue, selon lui, le politique. Alors que la plupart de ses concepts restent opératoires afin de se saisir de la crise actuelle de la démocratie, rien dans sa réflexion ne permet de prendre en considération l’aspiration à celle-ci ni d’envisager sa ré-invention à l’âge de la globalisation.