« Don forcé » ou « vol consenti » ? Note sur une curieuse façon d’échanger
Avançant que le concept maussien fondamental de l’Essai sur le don n’est pas tant le don que l’échange (comme l’indique le sous-titre « forme et raison de l’échange… »), nous décrivons ici une forme d’échange bien plus fréquente qu’il peut sembler : le don forcé ou vol consenti, à quoi le spolié do...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2025
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Avançant que le concept maussien fondamental de l’Essai sur le don n’est pas tant le don que l’échange (comme l’indique le sous-titre « forme et raison de l’échange… »), nous décrivons ici une forme d’échange bien plus fréquente qu’il peut sembler : le don forcé ou vol consenti, à quoi le spolié donne préalablement accord implicite sans chercher à ultérieurement récupérer son bien ; ainsi paie-t-il une dette plutôt tacite mais d’abord restée pendante. Outre quelques cas occidentaux assez flous, nous tirons des Nuers d’Edward Evans-Pritchard un exemple vraiment institutionnel, puisqu’en cette ordered anarchy assez violente, le créancier vient souvent se servir de nuit dans le troupeau de son débiteur sans que celui-ci réagisse, tant cette pratique s’avère ordinaire quoique jamais clairement exprimée.
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