L’amour-à-mort. Formes féminines du silence et intimités mafieuses
Quand on pense au silence mafieux, c’est immédiatement l’omerta qui nous vient à l’esprit, à savoir, précisément, une qualité du lien et du langage ayant trait au fait d’être un homme (omu). Cet article interroge le silence au féminin, tel qu’il est vécu, éprouvé, incarné, brisé par la femme d’un h...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2025
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Quand on pense au silence mafieux, c’est immédiatement l’omerta qui nous vient à l’esprit, à savoir, précisément, une qualité du lien et du langage ayant trait au fait d’être un homme (omu). Cet article interroge le silence au féminin, tel qu’il est vécu, éprouvé, incarné, brisé par la femme d’un homme d’honneur, Margherita Petralia, première témoin ou collaboratrice de justice italienne. Le journal intime qu’elle a remis à la police dans les années 1980 est devenu une preuve dans le procès à charge de son mari, Gaspare Sugamiele, boss de Paceco (Trapani) à une époque où l’on croyait que la mafia n’existait pas. Ce document exceptionnel permettra d’interroger les formes féminines du silence et les rapports de genre et domination au sein de la mafia sicilienne. Il ouvrira à une réflexion plus générale sur le rapport entre silenciation, réification et féminicide.
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