Ambivalences et paradoxes de la révolution des droits : une histoire philosophique et politique
Cet essai a pour objet un paradoxe historique, à la fois philosophique et politique, qui a gagné en force à partir de mai 1968. Les mouvements de libération, nés sous la pression de ce tournant historique et visant à la destruction de la morale autoritaire traditionnelle (divorce, avortement, fémini...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2022
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet essai a pour objet un paradoxe historique, à la fois philosophique et politique, qui a gagné en force à partir de mai 1968. Les mouvements de libération, nés sous la pression de ce tournant historique et visant à la destruction de la morale autoritaire traditionnelle (divorce, avortement, féminisme, mouvements LGBT*, etc.), ont été vidés d’une partie leur contenu émancipateur originel et rattrapés par la logique abstraite du marché. Pour une sorte d’ironie de l’histoire, la révolution des droits subjectifs a ainsi été transfigurée par de nouvelles formes d’assujettissement et de hiérarchie. L’ambivalence de ce processus historico-politique se reflète dans la constellation philosophique post-structuraliste et post-moderniste de la soi-disant « French Theory » (Derrida, Foucault, Baudrillard, Deleuze, Lyotard, Barthes), dans laquelle s’inscrivent les « études » anglo-américaines ( women studies, queer studies, postcolonial studies, etc.) pendant les décennies 1980-1990. |
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