Légitimité des acteurs collectifs et renouveau syndical

Au cours des trente dernières années, durant une période de changements profonds et d’une grande portée, les syndicats européens ont subi des pertes tant de pouvoir normatif que de capacité d’attraction au niveau de l’affiliation. Néanmoins, même si leur force a pu être ébranlée, les syndicats conti...

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Auteurs principaux: Dufour, Christian, Hege, Adelheid
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Au cours des trente dernières années, durant une période de changements profonds et d’une grande portée, les syndicats européens ont subi des pertes tant de pouvoir normatif que de capacité d’attraction au niveau de l’affiliation. Néanmoins, même si leur force a pu être ébranlée, les syndicats continuent à jouer leur rôle habituel. Cela tient à la fois à l’enracinement dans l’histoire et à la consolidation dans des institutions de la légitimité des syndicats européens en tant qu’acteurs sociaux. Dans le présent article, les auteurs soutiennent que la crise du syndicalisme n’est pas une crise de légitimité externe mais plutôt une perte de légitimité interne des acteurs syndicaux. Pour mieux la cerner, il faut s’intéresser à la nature de la représentation elle-même à travers laquelle se construit et se reconstruit en permanence la relation entre les représentants et les représentés. Les auteurs avancent également l’hypothèse que la construction des relations de représentation – souvent occultées dans l’étude des systèmes syndicaux – est au fondement de la légitimité syndicale. La façon dont les acteurs syndicaux comprennent leur capacité représentative et envisagent leur action est donc décisive pour la transformation des syndicats dans la mondialisation.