« Extrême violence » et « citoyenneté/civilité » (Balibar). Le pari tragique de la convertibilité/inconvertibilité

La transformation du capitalisme n’a pas le rythme du déplacement des planètes. C’est une course automobile effrénée dans un temps compressé. Son « moteur », - la violence, l’extrême violence - s’étend à l’espace planétaire surexploité, saccagé. Elle tend à effacer la possibilité de la politique et...

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Autore principale: Caloz-Tschopp, Marie-Claire
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2015
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La transformation du capitalisme n’a pas le rythme du déplacement des planètes. C’est une course automobile effrénée dans un temps compressé. Son « moteur », - la violence, l’extrême violence - s’étend à l’espace planétaire surexploité, saccagé. Elle tend à effacer la possibilité de la politique et de la philosophie explique Balibar, qui pose le pari tragique que la convertibilité/inconvertibilité de la violence en civilité dans un sens post-hégélien est possible mais pas garantie. C’est le pari irréductible de l’altérité, de la relation, contre celui de la tentation de l’absolu illimité, abîme où l’extrême violence nous attire. Changement de lieu, de paradigme : on passe alors d’une métaphysique déterministe du limité/illimité à une philosophie, une anthropologie politique du possible/impossible à la portée d’humains prenant en compte leur part d’inhumain dans l’action imprévisible.