5. Les gouvernements doivent-ils réduire la dette publique ?
Suite à la crise mondiale de 2008-2009, la dette publique des pays riches a atteint des niveaux inédits en 40 ans, alourdie par les soutiens aux banques et l’augmentation des déficits budgétaires. Les débats récents ont alors porté sur la vitesse idéale de réduction de la dette, sans que la question...
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| Publicat: |
2016
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cairn-RCE_017_0088RCERegards croisés sur l'économie https://shs.cairn.info/revue-regards-croises-sur-l-economie-2015-2-page-88?lang=fr https://doi.org/10.3917/rce.017.0088 5. Les gouvernements doivent-ils réduire la dette publique ? Espinoza, Raphaël A.Ghosh, Atish R.Ostry, Jonathan D.2016 fre Regards croisés sur l'économie | 17 | 2 | 2016-03-03 | p. 88-100 | 1956-7413 RCE_01787 Suite à la crise mondiale de 2008-2009, la dette publique des pays riches a atteint des niveaux inédits en 40 ans, alourdie par les soutiens aux banques et l’augmentation des déficits budgétaires. Les débats récents ont alors porté sur la vitesse idéale de réduction de la dette, sans que la question de son niveau optimal à long terme soit elle-même posée. Nous défendons l’idée que, pour les pays qui ont une marge de manœuvre budgétaire suffisante, faire baisser le niveau d’endettement n’est pas désirable, car le coût des politiques d’austérité excède probablement les bénéfices que l’on peut espérer en matière de réduction de la probabilité de crise de la dette publique. Bien qu’il soit difficile de déterminer les conditions dans lesquelles un pays a suffisamment de marge, il est possible d’évaluer les risques de soutenabilité de la dette en analysant le comportement du solde budgétaire primaire. Finalement, nous expliquons que même si la dette publique a un coût social et réduit l’investissement et la croissance, cela n’implique pas qu’il soit désirable de la réduire, car la dette héritée suite à la crise est aujourd’hui un coût irrécupérable.Financial bailouts and budget deficits during the Great Recession have resulted in some of the highest public debt ratios seen in advanced economies in the past 40 years. Recent debates have centered on the pace at which to pay down this debt, with few questions being asked about the desirable level of public debt to which the economy should converge. We argue that for countries that maintain fiscal space, paying down debt is undesirable because the distortive cost of policies to deliberately pay down the debt is likely to exceed the crisis-insurance benefit from lower debt. Determining whether a country has fiscal space is not a mechanical exercise, though it is possible to look at the behaviour of primary balances to assess risks to debt sustainability. Finally, we argue that although inherited public debt represents a deadweight burden on the economy, dimming both its investment and growth prospects, this does not justify that reducing debt is desirable because inherited debt is now a sunk cost.Cairn free access |
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Suite à la crise mondiale de 2008-2009, la dette publique des pays riches a atteint des niveaux inédits en 40 ans, alourdie par les soutiens aux banques et l’augmentation des déficits budgétaires. Les débats récents ont alors porté sur la vitesse idéale de réduction de la dette, sans que la question de son niveau optimal à long terme soit elle-même posée. Nous défendons l’idée que, pour les pays qui ont une marge de manœuvre budgétaire suffisante, faire baisser le niveau d’endettement n’est pas désirable, car le coût des politiques d’austérité excède probablement les bénéfices que l’on peut espérer en matière de réduction de la probabilité de crise de la dette publique. Bien qu’il soit difficile de déterminer les conditions dans lesquelles un pays a suffisamment de marge, il est possible d’évaluer les risques de soutenabilité de la dette en analysant le comportement du solde budgétaire primaire. Finalement, nous expliquons que même si la dette publique a un coût social et réduit l’investissement et la croissance, cela n’implique pas qu’il soit désirable de la réduire, car la dette héritée suite à la crise est aujourd’hui un coût irrécupérable. |
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