L’autonomie des universités est-elle de nature à accroître leur performance ?
La conviction d’une mauvaise orientation des bacheliers dans le supérieur a conduit à ce que l’actuel gouvernement mette en place des quotas de bacheliers technologiques en IUT et de bacheliers professionnels en STS, ainsi qu’au retour de la question de la sélection à l’entrée de l’université. Or, c...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2015
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La conviction d’une mauvaise orientation des bacheliers dans le supérieur a conduit à ce que l’actuel gouvernement mette en place des quotas de bacheliers technologiques en IUT et de bacheliers professionnels en STS, ainsi qu’au retour de la question de la sélection à l’entrée de l’université. Or, cette volonté d’imposer plus de cohérence dans les parcours ne fait en réalité que prolonger et instituer une segmentation des orientations post-bac déjà bien à l’œuvre dans les pratiques effectives des élèves. Vouloir réduire au maximum, sinon faire disparaître, des choix d’orientation certes atypiques mais très minoritaires, c’est dès lors exclure d’emblée et sans appel toute velléité de reprise en main de son parcours. C’est aussi et à nouveau éviter la question de la reproduction des inégalités sociales par le système d’enseignement. L’apparente cohérence de ce réformisme conservateur tient en grande partie à sa capacité à imposer dans le débat public une lecture gestionnaire et dé-historicisée des parcours étudiants. |
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