Le progrès technique détruit-il plus d'emplois qu'il n'en crée ?
Régulièrement, les statistiques du chômage suscitent des débats dans l’espace public au motif qu’elles ne refléteraient pas la réalité. Cette récurrence provient d’abord de la coexistence de mesures concurrentes. En particulier, il faut distinguer les comptages administratifs sur les demandeurs d’em...
Enregistré dans:
| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2013
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Régulièrement, les statistiques du chômage suscitent des débats dans l’espace public au motif qu’elles ne refléteraient pas la réalité. Cette récurrence provient d’abord de la coexistence de mesures concurrentes. En particulier, il faut distinguer les comptages administratifs sur les demandeurs d’emploi inscrits auprès des organismes de placement et d’indemnisation, d’une part ; des mesures statistiques sur le chômage au sens du Bureau international du travail, utilisées pour calculer le taux de chômage, d’autre part. Les déclarations spontanées des personnes dans le recensement ou dans les enquêtes constituent une troisième forme de mesure. Ces trois types de mesures ne sont pas de même nature, elles n’ont pas le même objectif et ne mesurent pas la même chose. Mais la confusion demeure et une divergence entre elles peut faire naître des soupçons. Les controverses récurrentes mettent aussi en cause les contours du chômage, trop restrictifs pour rendre compte de l’ensemble des personnes laissées aux marges du marché du travail. Il est donc utile de rappeler que le chômage n’est pas une réalité absolue, qu’un bon outil permettrait de mesurer parfaitement. C’est aussi une construction historique, donc une réalité évolutive et sujette à débats. |
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