« Il était une deuxième fois » : vers la transformation d’une profonde blessure
Dans le cadre de sa pratique en périnatalité, l’autrice évoque la rencontre avec des femmes, enceintes d’un deuxième enfant, qui sont déjà mères et qui ont vécu un premier accouchement profondément traumatique sur les plans somatique et psychique. Elles consultent parce qu’elles sont envahies par d...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2026
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans le cadre de sa pratique en périnatalité, l’autrice évoque la rencontre avec des femmes, enceintes d’un deuxième enfant, qui sont déjà mères et qui ont vécu un premier accouchement profondément traumatique sur les plans somatique et psychique. Elles consultent parce qu’elles sont envahies par de fortes angoisses à la perspective de ce second accouchement. Après la première naissance, ces mères se sont ressenties sans affects ni élan envers leur bébé, vécu comme un étranger, et profondément défaillantes dans leur fonction maternelle. La difficulté à investir leur nouveau-né nourrit chez elles une culpabilité massive et le sentiment d’être de terriblement mauvaises mères.
À l’approche de l’échéance imminente du second accouchement, le travail analytique doit se déployer dans l’urgence. Face à l’intensité de la souffrance de ces femmes, les mouvements contre-transférentiels de l’analyste sont particulièrement sollicités. Les interventions de la clinicienne sont moins centrées sur l’interprétation « classique » du refoulé et des résistances que sur une co-construction/transformation d’un scénario narratif qui devient moins destructeur et moins persécuteur pour ces patientes. À travers une écoute très engagée et un travail de mise en sens progressive, ces mères développent une position plus réflexive qui leur permet de relancer un nouveau processus associatif et de transformer progressivement ce vécu de « maternité manquée ». Ces traumas obstétricaux réactivent également des deuils anciens non élaborés et une histoire familiale marquée par des manques et des ruptures. Le travail analytique, en accueillant cette souffrance et en la reliant à l’histoire subjective et transgénérationnelle, ouvre la possibilité d’une « deuxième fois » : une autre manière d’accoucher et de rencontrer son bébé, mais aussi de se rencontrer comme mère.
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