Des terroristes au nom du Jihâd ! Et pourquoi pas une fonction β au service d‘éléments bêta ?

La montée des fondamentalismes et des attaques terroristes islamistes donne en ce moment de la fièvre au monde occidental. Une hypothèse strictement psychanalytique pourrait rendre compte d’une partie de ce phénomène sociopolitique. L’auteur s’appuie sur les théories du premier Bion pour cerner le f...

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書誌詳細
第一著者: Papazian, Berdj
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2017
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:La montée des fondamentalismes et des attaques terroristes islamistes donne en ce moment de la fièvre au monde occidental. Une hypothèse strictement psychanalytique pourrait rendre compte d’une partie de ce phénomène sociopolitique. L’auteur s’appuie sur les théories du premier Bion pour cerner le fonctionnement psychique des jeunes radicalisés qui rejoignent le Jihâd. Quelque soit leur extraction sociale, ces recrues se caractérisent peu ou prou par un trouble identitaire narcissique. W. R. Bion nomme les impressions sensorielles qui ne sont pas intégrées « éléments bêta » et « écran-bêta » l’accumulation de ces émotions brutes qui ne cherchent pas qu’à s’évacuer mais aussi à se lier. L’« écran-bêta » génère tantôt une hallucinose, tantôt une confusion mentale, toutes deux défensives d’angoisses d’annihilation. C’est surtout dans ce deuxième cas que leur évacuation par identification projective pathologique échoue même à soulager les sujets dont l’esprit sature d’éléments bêta. Une idéologie sectaire de type État Islamique peut offrir une solution attrayante à ses états confusionnels sous forme de contenant d’écrans-bêta, quitte à attiser des passions identitaires. C’est la fonction β proposée par l’auteur, une fonction de liaison rassemblant des appareils psychiques gouvernés par la déliaison. Contrairement à la fonction α, la fonction β ressortit au fonctionnement de groupe et sert la pulsion de destruction.