Profil épidémiologique et clinique des enfants de moins de cinq ans décédés au Centre hospitalier universitaire de Tengandogo du 1er janvier au 31 décembre 2021, Ouagadougou, Burkina Faso
La mortalité infanto-juvénile (enfants âgés de moins de cinq ans) demeure un problème de santé publique, touchant des millions d’enfants chaque année. Selon les données de l’institut national de la statistique et de la démographie, le taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans était...
Spremljeno u:
| Glavni autori: | , , , , |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2025
|
| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | La mortalité infanto-juvénile (enfants âgés de moins de cinq ans) demeure un problème de santé publique, touchant des millions d’enfants chaque année. Selon les données de l’institut national de la statistique et de la démographie, le taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans était estimé à 85 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2019 au Burkina Faso. Notre étude avait pour objectif de décrire le profil épidémiologique et clinique des enfants âgés de moins de cinq ans décédés au cours de leur hospitalisation au centre hospitalier universitaire de Tengandogo. Il s’est agi d’une étude descriptive allant du 1er janvier au 31 décembre 2021.Les informations ont été extraites à partir des registres et des dossiers médicaux. Des moyennes et des proportions ont été calculées. Au total, 202 enfants sont décédés, soit 18,91 % (202 décès sur 1068 hospitalisés). Les nouveau-nés représentaient 70,16 % des décès. La sex-ratio était de 1,44 (107 garçons pour 74 filles). Les enfants décédées dans les 7 jours suivant leur naissance étaient au nombre de 105(58,01 %), ceux âgés de 7 à 28 jours 22 (12,15 %), ceux de 29 jours à 1 an 31(17,13%) et plus d’un an 33 (12,71%). Les principaux diagnostics retenus au moment du décès étaient les infections néonatales (60,22%), l’asphyxie à la naissance (47,51%) et les complications liées à la prématurité (30,29%). La mortalité infanto-juvénile reste toujours un défi à relever tant dans la prise en charge hospitalière que dans les mesures de prévention des infections, surtout néonatales.
|
|---|