Safe Abortion in Benin : Community Perceptions of the Law Reframing Voluntary Termination of Pregnancy in the Municipality of Bohicon"

À l’égard du poids des avortements clandestins sur la mortalité maternelle au Bénin, les autorités ont réformé en 2021 la législation sur l’avortement. À présent, l’avortement est autorisé jusqu’à douze semaines de grossesse, à la demande de la femme enceinte, en cas de détresse matérielle, éduca...

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Библиографические подробности
Главные авторы: Eunice Amoussou, Audrey Sémévo, Affo, Alphonse, Both, Jonna, Ouédraogo, Ramatou
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2025
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:À l’égard du poids des avortements clandestins sur la mortalité maternelle au Bénin, les autorités ont réformé en 2021 la législation sur l’avortement. À présent, l’avortement est autorisé jusqu’à douze semaines de grossesse, à la demande de la femme enceinte, en cas de détresse matérielle, éducative, professionnelle ou morale (Loi 2021 sur la Santé Sexuelle et la Reproduction, 2021). Cette recherche analyse la perception et l’acceptation de cette réforme par les acteurs communautaires dans le département du Zou. Elle repose sur une approche qualitative, à travers huit entretiens individuels et six focus groups menés auprès de parents, d’adolescents, de leaders communautaires et religieux. Les données ont été transcrites et analysées selon une démarche déductive. Ce travail relève d’un manque de communication autour de la loi, qui induit une faible connaissance de la loi sur l’avortement et une émergence de rumeurs dans un contexte où le bouche-à-oreille est la principale source d’information. Les dynamiques socioculturelles limitent l’accès des femmes à l’information formelle et freinent leur autonomie reproductive. La désinformation renforce les perceptions négatives de loi dans une arène où l’avortement est perçu comme une transgression. Toutefois, certains acteurs valorisent les bénéfices sanitaires de l’accès à l’avortement sécurisé, tandis que les opposants expriment des inquiétudes d’ordre religieux et éducatif, notamment sur la sexualité des jeunes. Ces constats soulignent la nécessité de renforcer les efforts de sensibilisation et d’éducation adaptés au contexte local, afin de favoriser une meilleure compréhension de la loi et une évolution des représentations sociales.