Mutations de l’habitat dans la ville de Divo (Côte d’Ivoire)
L’habitat réalisé dans les villes ivoiriennes présente une évolution traduite par un changement des tendances prisées en matière de construction. Au fil du temps, la typologie dominante hier dans le tissu urbain n’est plus celle d’aujourd’hui. Le présent article vise à mettre en exergue les facte...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2022
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’habitat réalisé dans les villes ivoiriennes présente une évolution traduite par un changement des tendances prisées en matière de construction. Au fil du temps, la typologie dominante hier dans le tissu urbain n’est plus celle d’aujourd’hui. Le présent article vise à mettre en exergue les facteurs de l’évolution de l’habitat dans la ville de Divo. L’approche méthodologique adoptée s’appuie sur la recherche documentaire, l’observation directe et l’enquête menées de Décembre 2020 à Février 2021. Il ressort de l’étude un changement des tendances immobilières à Divo au fil du temps. Si l’habitat moderne se présente comme étant la tendance générale, de façon spécifique jusqu’en 1998, les maisons basses simples, représentant 33,2% des constructions, constituaient le type prisé et dominant. Elles sont construites principalement dans les quartiers anciens de la ville. De 1998 à nos jours, la tendance nouvelle constitue les concessions (soit 33%) et les logements en bande (soit 32%) prédominants dans les nouveaux quartiers. Passés de 22% à 32% de 1998 à 2014, le logement en bande très en vogue de par cette montée fulgurante s’avère frappant au regard de ce rythme d’évolution dans la ville. Ce changement dans la production de l’habitat à Divo s’explique par la hausse des loyers et les conditions socio-économiques drastiques qui influencent les demandes d’une population essentiellement constituée de la classe inferieure. 59% de la population ayant un salaire inférieur à 100 000 f CFA dont 42,6% avec un revenu en dessous du SMIG (60 000 f CFA), les demandes de logement visent principalement les concessions et surtout les logements en bande présentant les loyers les moins élevés. L’habitat urbain étant essentiellement locatif, les types les plus demandés étant les plus construits, la forte demande de ces types à la fin des années 1990 explique ce changement dans le paysage urbain à Divo.
|
|---|