Utilisation du préservatif et vulnérabilité au VIH/sida des homosexuels professionnels du sexe d’Aboisso (côte d’ivoire)

Le travail du sexe exercé par les homosexuels est un phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur en Côte d’Ivoire. Ce phénomène en effet gagne du terrain dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire, et touche majoritairement la jeunesse. Les pratiques sexuelles et actes associés à une telle...

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Κύριος συγγραφέας: Tanoh Say, Ahou Clémentine
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2021
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Le travail du sexe exercé par les homosexuels est un phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur en Côte d’Ivoire. Ce phénomène en effet gagne du terrain dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire, et touche majoritairement la jeunesse. Les pratiques sexuelles et actes associés à une telle activité exposent fort justement le groupe cible à l’infection aux IST et VIH/sida, induisant ainsi sa vulnérabilité. C’est pour analyser cette situation de vulnérabilité des homosexuels professionnels du sexe à travers leur utilisation du préservatif que la présente étude a été menée à Aboisso. Se basant d’abord sur la technique de réseau ou de boule de neige, l’étude a été réalisée avec un échantillon de vingt-trois (23) répondants dont l’âge varie entre 19 et 32 ans. Suivant une approche qualitative, des entretiens semi-structurés ont été réalisés avec eux. Par la suite, avec six (06) représentants des populations experte et témoin, des entretiens de groupe ont été menées. Au regard de ce qui précède, il en ressort clairement que la méconnaissance des IST et du VIH/sida, des modes de transmission et des méthodes de prévention couplée aux pratiques sexuelles à risque constituent les facteurs essentiels de vulnérabilité. Aussi, les enquêtés ont-ils une perception et une attitude positives vis-à-vis du préservatif. Toutefois, dans la pratique, ils ne l’utilisent pas systématiquement pendant les rapports sexuels et actes intimes. C’est à juste titre dans un tel contexte et dans un souci de préserver leur anonymat que plusieurs d’entre eux refusent de fréquenter les structures de santé pour un suivi médical. Leur inclusion à cet effet dans les politiques nationales s’impose en vue d’un accompagnement efficient dans la pratique de leur profession.