Déterminants de la faible demande du dépistage du VIH/Sida chez les populations de Korhogo (Côte d’Ivoire)
Cette étude s’est assignée de rechercher les déterminants de la faible demande de dépistage du VIH/Sida chez les populations du Poro en générale et particulièrement chez les jeunes hommes de la commune de Korhogo, en Côte d’Ivoire. Son but était de mettre à disposition des informations pertinente...
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| Auteurs principaux: | , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2020
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cette étude s’est assignée de rechercher les déterminants de la faible demande de dépistage du VIH/Sida chez les populations du Poro en générale et particulièrement chez les jeunes hommes de la commune de Korhogo, en Côte d’Ivoire. Son but était de mettre à disposition des informations pertinentes et fiables sur lesquelles s’appuyer pour une mise en place de stratégies de communication pour le changement de comportements.
Pour y arriver, une approche socio anthropologique qualitative a été utilisée et a consisté à l’administration de deux (2) outils de collecte qui ont été le focus groups et l’entretien individuel. Elle s’est déroulée du 24 juin au 07 juillet 2018 dans la commune de Korhogo. Elle a mobilisé 99 personnes sélectionnées par choix raisonné, sexe (femmes et hommes), quartier et tranche d’âge (15-19 ; 20-34 ; 35-49 ; plus de 50 ans).
Les résultats significatifs ont montré que les adolescents (15-19 ans) et les jeunes (20-34 ans) sont informés de l’existence du VIH/Sida ainsi que de sa corrélation avec la tuberculose. Par déni et par la peur surtout du VIH/Sida, ils l’ont assimilé à une invention des « Blancs » dans un but lucratif. En revanche, les adultes (35-49 ans) et les personnes âgées (50 ans et plus) sont informés sur le VIH/Sida, mais la persistance de la croyance en la sorcellerie, a laissé transparaître une insuffisance d’information sur ce fléau chez cette population cible à Korhogo.
L’étude a aussi révélé que les facteurs du refus du dépistage du VIH/Sida ont été entre autres : l’ignorance de l’existence du test, la peur du résultat positif (assimilable à la mort), les croyances liées aux protections contre le « mal, y compris les maladies » par le port d’amulettes, de bagues et de gris-gris, la pratique de bains rituels et la pluralité des thérapies traditionnelles.
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