Théories du citoyen ordinaire et démocratie directe : la fin d’un ostracisme ?

RésuméL’article prend pour objet les « théories du citoyen ordinaire », en référence au courant des théories de l’innovation démocratique visant à promouvoir l’intelligence collective et le citoyen ordinaire. Il montre dans une première partie que les principales approches relevant de ce courant (mi...

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Bibliografske podrobnosti
Glavni avtor: Morel, Laurence
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2023
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:RésuméL’article prend pour objet les « théories du citoyen ordinaire », en référence au courant des théories de l’innovation démocratique visant à promouvoir l’intelligence collective et le citoyen ordinaire. Il montre dans une première partie que les principales approches relevant de ce courant (mini-publics, démocratie digitale, démocratie liquide) ignorent ou critiquent les procédés de démocratie directe tels que le référendum ou l’initiative populaire et s’attachent plutôt à proposer des solutions pour démocratiser la démocratie représentative. Pour autant (deuxième partie) certains travaux récents se détachent du mainstream et réhabilitent le référendum, ou certains types de référendums, dans le cadre d’une approche procédurale mobilisant le design institutionnel, ou d’une approche globale s’intéressant moins aux qualités propres de l’instrument qu’à son rôle dans le système politique. Ces travaux témoignent d’une prise de conscience de l’impossibilité de régénérer la démocratie en faisant l’impasse sur la démocratie directe. La troisième partie de l’article esquisse les bases d’une théorie normative et empirique de la démocratie directe, et soutient qu’une telle théorie doit s’intéresser aujourd’hui prioritairement à la question de l’impact systémique du référendum, à rebours de la focalisation traditionnelle sur sa qualité démocratique.