L’obsolescence du politique : l’« ordre spontané » dans la philosophie de l’histoire évolutionniste de Gustave de Molinari

La théorie de l’ordre spontané joue un rôle central au sein de la pensée économique libérale, malgré tout, son histoire demeure méconnue. L’historiographie héritée de Hayek néglige tout particulièrement l’école spontanéiste française qui, au 19e siècle, constitue l’un des foyers majeurs du libéralis...

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Autore principale: Schwanck, Quentin
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2018
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La théorie de l’ordre spontané joue un rôle central au sein de la pensée économique libérale, malgré tout, son histoire demeure méconnue. L’historiographie héritée de Hayek néglige tout particulièrement l’école spontanéiste française qui, au 19e siècle, constitue l’un des foyers majeurs du libéralisme radical. Surtout, l’étude de « l’École de Paris » démontre notamment les affinités idéologiques, souvent niées, entre la théorie de l’ordre spontané et le « darwinisme social » (ou spencérisme). Gustave de Molinari (1819-1912), l’un des économistes les plus influents et radicaux du siècle, est la figure majeure qui, dès la fin des années 1870 et sous l’influence de Spencer, réalise en France l’alliance entre l’économie spontanéiste libérale et la théorie évolutionniste. Molinari théorise ainsi l’obsolescence définitive du politique, le règne « naturel » des sociétés commerciales, et condamne la démocratie, de même que toute forme de politique sociale, préfigurant certaines dérives autoritaires du néolibéralisme au 20e siècle.