La représentation-incarnation chez Marsile de Padoue

RésuméDans Le Défenseur de la paix, il y a deux théories de la représentation-incarnation. La première, décrite dans la première partie, traite des relations entre le premier législateur, le peuple (populus) ou le corps des citoyens tout entier ( universitas civium), et la partie prépondérante ( va...

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Auteurs principaux: Mulieri, Alessandro, Hayat, Samuel
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2018
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:RésuméDans Le Défenseur de la paix, il y a deux théories de la représentation-incarnation. La première, décrite dans la première partie, traite des relations entre le premier législateur, le peuple (populus) ou le corps des citoyens tout entier ( universitas civium), et la partie prépondérante ( valentior pars). Le second modèle de représentation-incarnation, dans la deuxième partie de l’oeuvre, concerne la théorie marsilienne du Concile, qui représente le Christ législateur de la loi éternelle ou la congrégation des apôtres et leur Église. Les deux théories de la représentation-incarnation reflètent l’emploi typique au Moyen Âge du langage de la représentation dans la théorie corporative. Cependant, il existe une différence claire entre d’une part la relation qui lie la valentior pars et la civium universitas, et d’autre part celle entre le Concile comme congregatio et la fidelium universitas. Alors que dans le premier cas il semble que la valentior pars est simplement une fiction, une fiction normative qui fait écho aux théories des civilistes des universitates comme fictions juridiques, dans le second cas les membres du Concile sont des individus réels qui doivent se réunir physiquement dans un endroit donné. Dans les deux cas, les représentants incarnent un groupe humain (une universitas) en en tenant lieu. Cependant, les deux théories ont des fonctions politiques différentes dans la pensée marsilienne.