La société civile européenne : les usages d'une fiction
Résumé Cet article s’intéresse à la multiplicité d’usages de la notion de société civile par les acteurs politiques européens. À la fin des années 1990, le terme société civile s’impose face à la notion traditionnelle de groupes d’intérêt. Pour les décideurs européens, les acteurs en question ne con...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2011
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Résumé
Cet article s’intéresse à la multiplicité d’usages de la notion de société civile par les acteurs politiques européens. À la fin des années 1990, le terme société civile
s’impose face à la notion traditionnelle de groupes d’intérêt. Pour les décideurs européens, les acteurs en question ne constituent plus un instrument pour la
construction de l’Europe (comme l’entendaient les néo-fonctionnalistes), mais une source de légitimité à exploiter. Cette notion est très adaptée à la publicité
politique car elle permet d’intégrer des conceptions du monde très différentes, voir contradictoires. Or, dans la pratique, les acteurs politico-administratifs européens
privilégient implicitement une conception de la société civile « libéral pluraliste » où elle est synonyme de société des groupes d’intérêt. Cet usage n’est
pas partagé par les acteurs du monde associatif, qui considèrent mériter un traitement spécifique en raison de la valeur supérieure qu’ils attribuent aux positions
qu’ils défendent. Si les acteurs politico-administratifs européens réussissent à imposer dans la pratique l’usage de cette notion qui semble plus les convenir, ils
ne devraient pas oublier que pour certains, l’usage de cette notion conduit à la légitimation de l’existence des valeurs universelles en dehors de l’autorité
publique. L’usage de l’ambigüité en politique est an art qui comporte des risques. |
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