Protection légale des animaux ou paternalisme ?
Résumé Cet article examine une affaire judiciaire récente dans laquelle un homme a été condamné pour avoir « sodomisé » son poney « Junior ». Le délit de « sévices de nature sexuelle » concernant les animaux a été ajouté en 2004 à l’article 521.1 du Code pénal, lequel autorise la condamnation des...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2011
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Résumé
Cet article examine une affaire judiciaire récente dans laquelle un homme a été condamné pour avoir « sodomisé » son poney « Junior ». Le délit de « sévices de nature sexuelle » concernant les animaux a été ajouté en 2004 à l’article 521.1 du Code pénal, lequel autorise la condamnation des « sévices graves » ou des « actes de cruauté ». Alors que la législation concernant les animaux semble justifiée au nom de la protection de ceux-ci et de la prévention des souffrances inutiles qui pourraient leur être imposées par les hommes sous l’empire desquels ils se trouvent, il apparaît que cette législation condamne au contraire les mauvais penchants de la sexualité humaine sous la forme du moralisme le plus pur. L’interprétation de la loi donnée par les juges dans cette affaire révèle une conception pastoraliste de l’intervention de l’État, confirmant ainsi la rationalité moraliste qui guide les interventions du législateur et du juge dans le domaine de la sexualité depuis les années 1980. |
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