Le Film comme Crime : le cas Veit Harlan

RésuméLe cinéaste allemand, Veit Harlan, fut le seul cinéaste à être jugé pour « crimes contre l'humanité ». Le 15 juillet 1948, quatre juristes allemands déposèrent plainte devant la Haute Coure de Justice de Hambourg, indignés qu'il ait été blanchi par la commission de dénazification. C&...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Glon, Emmanuelle
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2009
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:RésuméLe cinéaste allemand, Veit Harlan, fut le seul cinéaste à être jugé pour « crimes contre l'humanité ». Le 15 juillet 1948, quatre juristes allemands déposèrent plainte devant la Haute Coure de Justice de Hambourg, indignés qu'il ait été blanchi par la commission de dénazification. C'est en particulier à la réalisation, en 1940, du « Juif Süss » qu'Harlan dût son accusation. Le cas est d'autant plus remarquable que le « Juif Süss » est une fiction. Un film peut-il être criminel et en quel sens ? D'une part, l'article présente les conditions historiques de la réalisation de ce film et de la mise en accusation d'Harlan pour complicité de crimes contre l'humanité, avec comme élément comparatif, le cas d'un autre cinéaste de propagande nazie, Fritz Hippler, par ailleurs directeur de la Chambre du Film et capitaine SS. Au-delà de ces cas exemplaires, l'article interroge d'autre part les rapports complexes entre l'éthique et l'esthétique : quelle « leçon » pouvons-nous tirer du cas Veit Harlan, réalisateur d'un film, Le Juif Süss, jug comme tel, de « criminel » ?