La peur de la violence et la figure du « dernier homme »

RésuméOn parle beaucoup aujourd'hui des transformations qui marquent les pratiques de la violence, eu égard aux « guerres nouvelles » et aux violences urbaines notamment. Mais en même temps, ce qui frappe les esprits, c'est le fait que ces changements dans la violence ont lieu dans un mond...

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Bibliografske podrobnosti
Glavni avtor: Castillo, Monique
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2008
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:RésuméOn parle beaucoup aujourd'hui des transformations qui marquent les pratiques de la violence, eu égard aux « guerres nouvelles » et aux violences urbaines notamment. Mais en même temps, ce qui frappe les esprits, c'est le fait que ces changements dans la violence ont lieu dans un monde qui se veut de plus en plus pacifique et pacificateur, dans un monde où la sécurité tend à devenir la valeur sociétale suprême, le bien public dominant de toutes les communautés. Une curieuse cohabitation s'installe : d'un côté, une frénésie de violence auto-régénérée alimente et perpétue la peur comme facteur de déstabilisation ; d'un autre côté, l'obsession sécuritaire conduit à des politiques uniquement vouées à lutter contre la peur de la violence. Par suite, les nouvelles pratiques de la violence obligent à repenser plusieurs types de questions : A-t-on affaire à un nouvel enjeu sociétal ? Les violences nouvelles sont-elles la mise en cause de la société de consommation ? A-t-on affaire à de nouveaux enjeux de pouvoir sur le plan symbolique et culturel ? Nous testerons une dernière hypothèse de travail sur la place du ressentiment dans une démocratisation sans démocratie.