Renoncer à l'ennemi ? Jeux de piste dans l'Argentine postdictatoriale

Résumé Comme beaucoup d’autres démocraties nouvelles, l’Argentine est entrée, dans les années 1980, dans un processus de régulation d’une violence politique depuis longtemps érigée en composante normale des échanges politiques et systématisée par le régime militaire. Les acteurs en concurrence pour...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Lefranc, Sandrine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2002
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Résumé Comme beaucoup d’autres démocraties nouvelles, l’Argentine est entrée, dans les années 1980, dans un processus de régulation d’une violence politique depuis longtemps érigée en composante normale des échanges politiques et systématisée par le régime militaire. Les acteurs en concurrence pour le pouvoir ont commencé de se considérer comme des adversaires courtois et non plus comme des ennemis absolus. Les gouvernements démocratiques successifs ont tenté d’amener les agents et victimes de la répression militaire à se « réconcilier ». Néanmoins, ce processus démocratique de régulation de la violence montre ses limites : la violence resurgit aux marges de l’espace politique et une logique d’inimitié imprègne encore les relations entre les anciens bourreaux et leurs victimes. Les formes de mobilisations des mères et des enfants des « disparus » montrent que la démocratie argentine n’est pas venue à bout de l’ennemi.