L’épistémologie des sciences biologiques et géologiques : une occasion d’enseigner l’incertitude ?

Les sciences de la nature portent à la fois sur la compréhension des processus, supposés intemporels, et sur la reconstitution d’évènements passés, uniques et non répétables. Ces deux pans, dits fonctionnalistes et historiques, mobilisent des épistémologies partiellement distinctes. Des travaux préc...

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Detalles Bibliográficos
Auteurs principaux: Paulin, Fabienne, Charlat, Sylvain
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2020
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Les sciences de la nature portent à la fois sur la compréhension des processus, supposés intemporels, et sur la reconstitution d’évènements passés, uniques et non répétables. Ces deux pans, dits fonctionnalistes et historiques, mobilisent des épistémologies partiellement distinctes. Des travaux précédents ont montré une prépondérance marquée, dans l’enseignement, des questions fonctionnalistes, se prêtant aisément à des approches expérimentales, proches des canons préconisés dans la « démarche d’investigation ». Ce déséquilibre pourrait révéler plus généralement une tendance à enseigner une science menant au « vrai » plutôt qu’au « vraisemblable », gommant les zones d’incertitudes inhérentes à toute explication scientifique. C’est l’hypothèse que nous explorons ici, en analysant des séances d’évaluation de travaux pratiques. Les résultats révèlent une prise en charge trop partielle de l’incertitude, et soulignent l’urgence, pour (re)donner goût et confiance en la science, d’accorder une plus grande place à l’épistémologie, garante de l’esprit critique.