Dictionnaire critique de l’expertise. Santé, travail, environnement

L’article examine la réception des thèses de la Sociologie des religions de Max Weber au Japon, puis leur déplacement en Asie du Sud-Est entre les années 1930 et 1980. Il s’intéresse en particulier à la manière dont intellectuels asiatiques et spécialistes du Japon ont lu les thèses wébériennes sur...

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Tác giả chính: Ginsbourger, Thomas
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: 2016
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Tóm tắt:L’article examine la réception des thèses de la Sociologie des religions de Max Weber au Japon, puis leur déplacement en Asie du Sud-Est entre les années 1930 et 1980. Il s’intéresse en particulier à la manière dont intellectuels asiatiques et spécialistes du Japon ont lu les thèses wébériennes sur le confucianisme. L’article montre comment le rôle central qu’elles ont eu dans le débat sur le capitalisme et la modernité en Asie s’explique moins par leur contenu que par la structure des relations qu’elles organisent. Substantiellement, la thèse wébérienne originale, qui faisait du confucianisme un obstacle au développement du capitalisme, a en effet été progressivement invalidée, le confucianisme devenant un facteur d’explication du succès du capitalisme asiatique. Formellement, cependant, le lien qu’elle établit entre religion et modernité s’est s’imposé comme un schème d’intellection central de la discussion. En Asie, rejet substantiel et acceptation formelle des thèses wébériennes sont ainsi allés de pair. L’article décrit les différentes étapes de ce processus en faisant fonctionner à la fois une explication internaliste (la plasticité formelle d’une thèse) et une explication externe (tenant aux contextes socio-politiques dans lesquels la thèse s’est transformée).