Surveiller et s’unir ?

Après la Seconde Guerre mondiale, le Programme grippe de l’Organisation Mondiale de la Santé a réalisé la première coordination internationale de lutte contre la grippe. Face à la variabilité du virus, l’OMS a élaboré un réseau de laboratoires pour surveiller les souches humaines en circulation. Deu...

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Auteur principal: Vagneron, Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2015
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Après la Seconde Guerre mondiale, le Programme grippe de l’Organisation Mondiale de la Santé a réalisé la première coordination internationale de lutte contre la grippe. Face à la variabilité du virus, l’OMS a élaboré un réseau de laboratoires pour surveiller les souches humaines en circulation. Deux décennies plus tard, l’élucidation de l’origine des pandémies humaines, grâce à un faisceau de preuves impliquant le rôle de réservoir des animaux, a considérablement élargi le périmètre de cette surveillance. L’article décrit comment la surveillance de la grippe a permis d’élaborer une approche écologique de la maladie, grâce à l’enrôlement de nouveaux acteurs permis par un travail de standardisation des méthodes dans le réseau. Face à la biodiversité des espèces infectées par le virus, les recherches sur l’écologie de la grippe ont contribué à une nouvelle attention portée à l’équilibre écologique instable manifesté par les circulations des virus entre les espèces, rompant avec l’optimisme d’un contrôle des maladies infectieuses, inauguré à la fin du XIXe siècle.