Que vaut une molécule ? Formulation de la valeur dans les projets de développement de nouveaux médicaments
Suite à l’avènement des biotechnologies et aux appels à un impératif transfert des connaissances scientifiques vers l’industrie, le développement de nouveaux médicaments recourt de plus en plus à des partenariats entre groupes pharmaceutiques et start-up créées à partir de la recherche publique. C...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2015
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Suite à l’avènement des biotechnologies et aux appels à un impératif transfert des connaissances scientifiques vers l’industrie, le développement de nouveaux médicaments recourt de plus en plus à des partenariats entre groupes pharmaceutiques et start-up créées à partir de la recherche publique. Ces partenariats reposent sur des relations économiques dans lesquelles des projets de recherche et développement (R&D) sont vendus et achetés. Comment la valeur des projets de R&D est-elle alors constituée et mesurée en vue de réaliser un échange marchand ? C’est la question qu’aborde cet article, en se penchant sur l’outil le plus répandu dans la valorisation des projets de développement de nouveaux médicaments : la formule des flux actualisés ( discounted cash flow, ou DCF). Largement utilisée, cette formule est aussi vivement critiquée car elle produit des résultats instables et accorde une valeur trop faible aux projets exploratoires. À travers l’examen des pratiques de valorisation, cet article décrit l’infrastructure métrologique sur laquelle repose le pouvoir de calcul de la formule et montre que, de manière paradoxale, c’est parce qu’elle calcule « mal » que justement cette formule « marche ».
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