Des pratiques d'ingénierie aux transitions sociotechniques

Cet article rend compte du travail d’ingénierie dans le domaine des micro- et nanotechnologies (MNT) en explorant une diversité de lieux où technologies et sociétés sont coproduites : comités internationaux où sont définies des feuilles de route ( roadmap), laboratoires de recherche où sont conçus d...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile Nagusiak: Hubert, Matthieu, Vinck, Dominique
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2014
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Cet article rend compte du travail d’ingénierie dans le domaine des micro- et nanotechnologies (MNT) en explorant une diversité de lieux où technologies et sociétés sont coproduites : comités internationaux où sont définies des feuilles de route ( roadmap), laboratoires de recherche où sont conçus de nouveaux dispositifs, plates-formes d’exploration et de transfert des nouvelles technologies vers l’industrie, grands programmes de recherche où chercheurs et entreprises façonnent des infrastructures sociotechniques et régulent l’inscription sociétale des nouveautés techniques. Il utilise le concept d’« ingénierie hétérogène » (Law, 1989) afin d’expliquer la capacité de transformation sociale des pratiques d’ingénierie. Il montre ainsi que la théorie de l’acteur-réseau peut produire une description des mécanismes à l’œuvre lors d’une transition sociotechnique, depuis la construction de projets de laboratoire jusqu’à leur inscription dans la société, sans pour autant renoncer à « suivre les acteurs » – notamment les ingénieurs – et leurs pratiques concrètes et situées.1