Faire circuler des vélos et des personnes
Appréciés pour leur caractère respectueux de l’environnement, les systèmes de vélos en libre-service (VLS) se sont développés dans le monde entier, devenant un must pour les villes désireuses de s’inscrire dans ce que l’on nomme désormais la « culture verte ». Cet article entend analyser le système...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2014
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Appréciés pour leur caractère respectueux de l’environnement, les systèmes de vélos en libre-service (VLS) se sont développés dans le monde entier, devenant un must pour les villes désireuses de s’inscrire dans ce que l’on nomme désormais la « culture verte ». Cet article entend analyser le système de vélos en libre-service parisien (Vélib’) en considérant une dimension souvent ignorée par la littérature scientifique sur le sujet, mais pourtant essentielle : le travail que réalisent quotidiennement plus de 400 agents afin d’assurer le fonctionnement de ce programme de transport. S’appuyant sur des entretiens et des observations ethnographiques menés avec les agents de maintenance de JCDecaux, cet article se propose d’analyser la pluralité d’opérations qui permet au programme Vélib’ d’être mis à jour 24h/24. À travers la description des savoirs et savoir-faire mobilisés par ces agents de maintenance, nous montrons comment ces acteurs, de par leur contact quotidien avec la ville et les usagers, deviennent des sortes de « sociologues » de la mobilité et des usagers. L’écologie urbaine apparaît pour les agents comme un véritable champ d’exploration et d’expérimentation, un espace habité par l’incertitude qu’ils doivent réparer et maintenir au moyen d’instruments et pratiques divers. Plutôt que de partir d’objets apparemment stabilisés et prêts à l’utilisation, il s’est agi de suivre la trajectoire de la technologie Vélib’ dans l’action de maintenance. C’est par les opérations d’entretien que nous allons essayer de nous interroger quant à l’un des « modes d’existence » du Vélib’, montrant que ces pratiques, tout à la fois distribuées et locales, sont celles qui participent à la composition du contingent de vélos du service Vélib’. |
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