Un coach pour battre la mesure ?
Cet article prend pour objet les temporalités de travail telles qu’elles sont exposées par trois managers dans le huis clos de séances de coaching individuel, dispositif adossé à des techniques psychologiques qui leur a été prescrit par leur entreprise. Se dégagent trois figures prises par leur temp...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2014
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article prend pour objet les temporalités de travail telles qu’elles sont exposées par trois managers dans le huis clos de séances de coaching individuel, dispositif adossé à des techniques psychologiques qui leur a été prescrit par leur entreprise. Se dégagent trois figures prises par leur temps au travail : un temps réduit au présent, voire à l’instant ; un temps fragmenté ; enfin, un trop-plein, un temps qui déborde. Le coaching se présente comme une réponse néomanagériale mise en place par les organisations pour aider leurs cadres supérieurs à mieux gérer la complexité et la diversité des situations professionnelles, dont relèvent les enchevêtrements, voire les contradictions, entre les différentes temporalités dans l’activité de travail. Or, à rebours du nouvel esprit du capitalisme, le coaching tend, dans les faits, à étendre les limites de la planification et à réaffirmer des normes sociales inverses à la société connexionniste. Sont en effet préconisées une focalisation de l’attention, mais aussi ce que nous appelons une hygiène des territoires, à savoir une répartition des tâches la plus stricte et la plus étanche possible et la réaffirmation d’une frontière vie privée/vie professionnelle. |
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